Est-ce que j’y crois ? – Janvier-Février 2021

Est-ce que j’y crois ? Parcours dans le credo – Miniglises janvier-février 2021

Chaque dimanche, au cours du culte, nous confessons notre foi chrétienne en nous levant et en disant ensemble un texte qui a valeur de “symbole”. Étymologiquement, le symbole c’est ce qui réunit, ce qui rassemble des parties distinctes. Et c’est précisément le rôle de la confession de foi : nous réunir, nous qui sommes si différents les uns des autres, dans une foi et une espérance communes.

L’un des textes que nous disons le plus souvent, et qui est aussi l’un des plus anciens est le “symbole des apôtres”. Dans un langage que certains trouvent peut-être un peu austère, ce texte résume en quelques lignes l’essentiel de la foi en Dieu qui est à la fois créateur et Père, sauveur et Seigneur en la personne du Christ, mais également Saint Esprit qui suscite l’Église et par qui nous recevons la rémission de nos péchés et la vie éternelle.

Redire ces vérités chaque dimanche lors du culte a une fonction essentielle qui est de nous rappeler ce qui nous unit en tant que chrétiens. Mais cela nous oblige aussi régulièrement à nous interroger, nous questionner : est-ce que j’y crois vraiment ? Comment je comprends cette affirmation ? Qu’est-ce qui résiste en moi ? Cela peut aussi nous donner l’occasion de nous positionner contre les mensonges de l’ennemi qui tentent parfois subtilement de faire vaciller notre foi : j’y crois, oui, envers et contre tout !

Durant les deux prochains mois, nous vous proposons de revisiter, semaine après semaine, les différentes affirmations du Symbole des Apôtres dans les Miniglises. Cela promet de belles discussions et, souhaitons-le, une occasion de grandir encore ensemble dans notre foi commune. Et si vous n’êtes pas encore membre d’une Miniglise, c’est peut-être l’occasion de rejoindre celle qui vous attend quelque part, en ligne ou pas loin de chez vous…

SEMAINE 1 : JE CROIS EN DIEU LE PÈRE

QUESTION BÊTE ! Vous préféreriez explorer l’espace ou bien l’océan ?

MERCI ! Louons Dieu avec le Psaume 136 : “Il est l’artiste qui a fait les cieux, car son amour dure toujours.” (v.5 – NFC)

CREDO ! Je crois en Dieu, le Père tout-puissant,créateur du ciel et de la terre.

Et en Jésus-Christ, son Fils unique, notre Seigneur, qui a été conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers, le troisième jour est ressuscité des morts, est monté aux cieux, est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant, d’où il viendra juger les vivants et les morts.

Je crois en l’Esprit Saint,à la sainte Église universelle,à la communion des saints,à la rémission des péchés,à la résurrection de la chair,à la vie éternelle. Amen.

BIBLE ! Matthieu 6, 25-34

  1. “Dieu Père”, “Dieu tout-puissant”, “Dieu créateur” : laquelle de ces affirmations du credo est la plus difficile pour vous, que peut-elle contenir de négatif ou de difficile à croire ?
  2. En quoi ces 3 affirmations se trouvent-elles de manière positive dans notre passage biblique ? Pensez-vous à d’autres passages bibliques qui pourraient avoir été à la source de ces affirmations ?
  3. Quel bénéfice la foi en Dieu Père, créateur, tout-puissant nous apporte-t-elle ?
  4. Comment voyez-vous l’amour paternel de Dieu se manifester dans votre vie ?

PRIERE ! Père, que ton amour et les vérités bibliques viennent nous guérir de nos traumatismes et peurs liées aux manières dont le péché a pu déformer et rendre négatives les notions de paternité, de toute puissance divine et de notre statut de créatures. Donne-nous l’obéissance, l’écoute et la confiance d’enfants devant un père parfait. Par Jésus et l’Esprit-Saint donne-nous avant tout l’intimité et l’amour nécessaires pour pouvoir crier avec joie et reconnaissance “Abba, Père !”

LA RÉFLEXION ! Cette première semaine, nous partageons autour de ce que le credo dit de la première personne de la trinité : le Père. Quand nous parlons du Père, gardons déjà en tête que nous ne pourrions pas le connaître si le Fils ne l’avait révélé, et que nous ne pourrions pas venir au Fils si l’Esprit Saint ne nous y avait conduit.

La tradition chrétienne, selon le symbole des apôtres, retient donc de sa lecture de la Bible que Dieu est un Père, qu’il est tout-puissant et qu’il est le créateur de la terre et du ciel. Autant d’affirmations potentiellement difficiles !

Un Père d’abord… Quel Père ? Un papa gâteau ou un papa tyran ? Et puis pourquoi le masculin ? Nos expériences malheureuses de la domination de l’homme ou d’un mauvais père peuvent nous empêcher de comprendre qui est le “Dieu Père” dont la Bible parle.

Un Dieu tout-puissant… Là aussi, les malheurs du monde et de nos vies peuvent nous empêcher de voir dans ces mots une bonne nouvelle ou même une chose possible ! Un Dieu tout-puissant peut-il être un Dieu bon si le monde connaît tant d’injustices, si nos vies sont tellement éprouvées ?

Enfin le Dieu créateur nous renvoie, nous et l’ensemble de l’univers, à notre statut de créatures dépendantes, fruits de la volonté intelligente de cet être supérieur, dont les dessins ne nous seront jamais totalement saisissables par la pensée et l’analyse, quelle que soit la qualité de la science que nous parviendrons à développer. Pouvons-nous seulement accepter cette ignorance irréductible sans être obscurantiste ?

Même si bien d’autres textes paraîtraient plus évidents pour parler du Dieu créateur, du Dieu tout-puissant et du Dieu Père, la manière dont Jésus parle de lui en Matthieu 6 nous permet de saisir immédiatement, au-delà de la manière dont toutes ces notions ont été salies par notre expérience du monde pécheur, la chance que c’est pour nous d’avoir un Dieu Père tout puissant et créateur.

Il pourvoit aux besoins de ses enfants et sa présence est protectrice. Son soin nous permet d’envisager le lendemain sans inquiétude, son amour paternel est sécurisant.

Il est ce créateur qui reste proche de manière bienveillante pour toutes ses créatures, y compris les animaux et les végétaux : Il en connait le fonctionnement et les besoins, il se soucie de leur épanouissement.

Il est ce Dieu puissant qui intervient à sa guise dans le monde, pour nourrir, habiller, diriger.

Son amour paternel, sa toute-puissance et son rôle de créateur sont pour nous et le monde source d’espoir et de repos.

Enfin, si nous restons révoltés devant le mal et l’injustice de ce monde, nous savons que le Dieu bon ne peut en être l’origine, ils sont causés par la distance qui s’est installée entre le monde et lui. Mais par Jésus, qui nous réconcilie avec lui, nous comptons sur sa grâce et sa puissance pour changer miraculeusement les situations insupportables ou bien nous donner miraculeusement la force de les supporter quand c’est son projet.

Alors oui, que l’Esprit nous remplisse à nouveau et nous donne de crier avec force et joie ce même “Abba Père” plein d’amour que celui que Jésus a pu prononcer dans ses prières.

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  • Author: TKeller