Dans cette rubrique, nous vous proposons de faire connaissance avec celles et ceux qui font vivre notre Église, parfois discrètement, mais toujours concrètement. Cette semaine : Charles

Charles

• Qui es-tu ?
Je commence par le basique : je m’appelle Charles et je suis avant tout un enfant de Dieu. Je suis marié depuis 11 ans à Deborah, la femme de ma vie, et nous sommes les heureux parents de trois enfants : Théophile, Anastasia et Sixtine.
Avec Deborah, nous avons rejoint le Temple du Marais il y a presque 15 ans. Au fil des années, mon engagement a pris différentes formes : j’ai notamment participé à l’encadrement des miniglises, mais aussi à différents accompagnements et à des temps plus ponctuels, comme les cafés de Noël.
Puis l’arrivée des enfants a naturellement changé l’équilibre de notre vie familiale et a aussi fait évoluer ma manière de servir. Aujourd’hui, mon engagement au Temple du Marais se fait principalement au sein du ministère Enfance et Famille, et plus particulièrement dans l’encadrement des enfants pendant les cultes.

• Comment as-tu connu Christ ?
C’est une bonne question… et je crois que ma réponse est justement qu’il n’y a pas un moment unique que je pourrais désigner comme « ma rencontre avec Christ ».
Je crois profondément que le Seigneur s’est approché de moi dès mon baptême catholique, alors que j’étais encore bébé. J’ai ensuite commencé à découvrir qui Il était à travers l’école du dimanche. Mais c’est bien plus tard que j’ai réellement commencé à construire une relation personnelle avec Dieu.
Quelques années avant mon mariage, je suis progressivement revenu vers Lui. La rencontre avec Deborah a joué un rôle important dans ce cheminement. Voir la place que sa foi occupait dans sa vie m’a amené à beaucoup réfléchir, à prier et finalement à me repositionner moi-même dans ma relation avec Dieu.
Je n’ai donc pas vécu une conversion marquée par un événement spectaculaire. Ma foi s’est plutôt construite au fil du temps, à travers de nombreuses prières et surtout de nombreuses réponses à ces prières. Petit à petit, ces expériences ont fait tomber mes doutes et m’ont donné la conviction de la présence de Dieu et de Sa fidélité dans ma vie.
Et c’est dans ce cheminement que je ferai ma confirmation au sein de l’Église, le 15 novembre !


• Comment te ressources-tu en Christ ?
Il est important pour moi d’avoir mis en place quelques habitudes qui me permettent de revenir régulièrement à Christ.
Puisque je crois que Christ doit être au premier plan de ma vie, je commence ma journée avec Lui : prendre un temps dans la Bible et dans la prière. Ce moment m’aide à me recentrer, à remettre Dieu à la première place et à Lui confier les décisions et les défis de la journée qui commence.
La vie de parents laisse parfois moins de place aux temps de partage et de prière en miniglise. Mais le PEPS, ce groupe de prière pour parents proposé par le ministère Enfance et Famille sur Zoom, est devenu pour moi un vrai soutien. Une fois par semaine, nous prenons le temps de prier les uns pour les autres. C’est simple, mais précieux, et je mesure combien nous avons besoin de porter nos vies les uns les autres dans la prière.
Le culte est également un temps à part. Il me permet de me ressourcer dans la présence de Dieu, mais aussi au sein de la communauté. Ma foi n’est pas seulement une histoire entre Dieu et moi : j’ai besoin de cette dimension communautaire, de ces rencontres, de ces échanges et de cette vie partagée.
Enfin, mon service auprès des enfants est lui aussi une source de renouvellement. Leur manière de poser des questions, parfois très directement, et leur façon simple et spontanée d’appréhender la foi me surprennent régulièrement. En les accompagnant dans leurs découvertes, je découvre moi-même de nouvelles choses et je suis amené à regarder ma propre foi avec un regard différent.
Au fond, je crois que c’est cela qui me nourrit le plus : cette combinaison entre la Parole, la prière, la communauté et le service. Ces différentes dimensions m’aident à rester tourné vers Christ et à continuer de grandir dans ma foi.

Margot

Bonjour à tous !
Je m’appelle Margot, j’ai 23 ans et je suis arrivée au Marais le dimanche du culte de rentrée, en septembre 2024. J’ai fini mon master de recherche en littérature française cette année et je m’apprête maintenant à être assistante de langue aux États-Unis pendant un an.

Margot

Lorsque je suis arrivée au Marais, après mon baptême reçu à Pâques 2023 dans une autre Église, j’avais du mal à trouver un lieu pour partager ma foi en communauté. J’ai beaucoup apprécié le premier culte auquel j’ai assisté au Temple du Marais, car je me suis sentie comme à la maison, comme si je retrouvais des personnes que je n’avais pas vues depuis longtemps.

En y repensant maintenant, je dirais que le Marais m’a beaucoup ressourcée du point de vue de mon rapport aux autres chrétiens, ce qui m’a petit à petit apaisée dans mon rapport à la foi et à moi-même. J’ai rencontré durant la formation Libérer une de mes meilleures amies, et j’y ai découvert la richesse des amitiés chrétiennes. J’ai commencé à prier à plusieurs lorsque, au service, nous nous réunissons à 10h juste avant d’ouvrir les portes. Jésus était mon meilleur ami, mais j’avais un peu peur, peut-être, de « partager » cet ami, d’entendre qu’il pouvait tout à fait aimer les autres sans que cela veuille dire que son amour pour moi devenait plus petit.

Je me suis beaucoup retrouvée dans la vision partagée lors de l’AG, car je dirais que, pour moi, le Marais a vraiment été un endroit où j’ai pu venir sans avoir à être plus que moi-même, et où j’ai été énormément invitée sans que je ne le mérite. Je n’avais jamais touché à une caméra, et j’ai pu servir au service vidéo et réalisation pendant environ un an et demi. Je n’avais jamais vraiment participé à des groupes d’étude biblique, et j’ai pu être assistante puis animatrice dans deux parcours Alpha. Je suis une chrétienne récente, encore plus récemment protestante, et j’ai pu participer au projet Zacharie à Londres. D’après mon expérience, je trouve que l’Église du Marais a une vraie capacité à inviter et à inclure des personnes qui ne sont pas forcément qualifiées, puis à les accompagner suffisamment pour que nous soyons heureux de ce que nous faisons pour le Seigneur. Je commence à comprendre, grâce à toutes mes expériences au Marais, que je n’ai pas besoin d’être douée dans quelque chose pour que le Seigneur me demande de le faire, et que mon Église puisse être heureuse du processus comme du résultat (et même de me découvrir des talents au passage !).

L’année dernière, un groupe de jeunes de l’Église de Kansas City est venu au Marais avec leur pasteur, Julien de Leiris, et c’est comme ça que j’ai pu trouver l’école dans laquelle je vais maintenant travailler pendant un an. Je ne peux bien sûr pas l’affirmer, mais je ne sais pas si j’aurais fait quelque chose comme ça sans toutes ces personnes qui m’ont guidée, et qui n’ont, pour certaines, en commun que le simple fait d’être passées par le Marais.

En mot de fin, je suis vraiment reconnaissante pour ces deux années si riches à l’Église du Marais. Jésus est bon et doux quand je suis seule. Mais peut-être qu’avec mes frères et mes sœurs, je peux expérimenter un avant-goût de la parfaite unité qu’il nous donnera après son retour.
Merci d’avoir imprimé dans mon cœur cette joie qui m’accompagne chaque matin : nous servons un grand Dieu !

Merci Margot pour ton sourire et ton engagement pendant ce temps, et que Dieu bénisse la suite de ton chemin avec les frères et sœurs en Christ de Kansas City !

Mary

Britannique installée en France depuis 1990, Mary mêle avec humour un esprit rêveur et un vrai talent d’organisation. Engagée notamment dans la liturgie et la prière de bénédiction du matin, elle nous partage son parcours, sa rencontre avec Christ, et ce qui la touche dans une Église à la fois ancrée, libre et vivante.

Mary

• Qui es-tu ?

Se définir est une tâche difficile ! Rêveuse et administratrice, même si cela peut paraître contradictoire. Britanniques, avec mon mari, John, nous nous sommes installés en France en 1990, avec 3 enfants en bas âge, pour poursuivre un ministère musical (John côté musique, moi côté admin). Quand je regarde en arrière, il y avait un brin de folie mélangé avec notre brin de foi, il nous fallait ce côté rêveur. J’ai aussi enseigné l’anglais en entreprise, et pendant 15 ans j’ai été l’admin d’une galerie associative à Paris, en plus de notre travail de concerts et de productions qui s’est poursuivi jusqu’à récemment. J’ai parfois dit que j’étais artiste non pratiquante – retraitée maintenant, j’écris de la poésie (en anglais), je peins, je dessine, j’ai un blog www.mud-at-the-wall.com.

• Comment as-tu connu Christ ?

Jeune, j’allais à l’Église anglicane avec mes parents une fois par mois : à l’école du dimanche il fallait colorier des dessins de l’autel selon le calendrier liturgique. Comme j’avais loupé des dimanches j’ai fait à ma tête : le carême était décidément terne, donc marron. 0 points et pas de grande compréhension sur l’essentiel de la foi. Vers mes 16 ans, je me définissais comme agnostique. C’est à la fac que j’ai rencontré des chrétiens qui avaient comme idée bizarre que la relation avec Christ était leur boussole dans la vie de tous les jours. Y compris un certain John, que je trouvais pas mal. Malgré un sentiment de culpabilité dû à un certain nombre de bêtises, j’ai mis du temps à accepter Christ, ne voulant pas vivre une conversion peu authentique à cause d’un attachement romantique. Mais Dieu est fidèle et me voilà, presque 50 ans plus tard, confiante de Sa grâce, mais avec toujours tant de choses à apprendre sur ce que ça veut dire de le suivre. Et cela nous fait 47 ans de mariage cette année !

• Pourquoi avoir choisi le Marais ?

– La fidélité à la parole associée à la remise en question. C’est une Église où on ne reste pas sur ses acquis, conforté dans une liste de certitudes. On est amené à grandir dans la compréhension de là où notre relation avec Christ nous mène, individuellement et ensemble.
– Une Église historique où la tradition est présente mais pas figée, renouvelée, ça me parle.
– L’espérance ancrée dans la réalité; on ne parle pas que du ciel mais aussi de la terre. Ce qui aide à ne pas vivre une dissociation entre l’idéal du dimanche et le vécu quotidien.
– Le respect dans la diversité. La liberté d’être comme on est, sans s’encombrer de formules qui ne nous ressemblent pas. Je fais partie des équipes liturgie et prière de bénédiction du matin et la diversité d’expression et de vécu des membres est un cadeau – on se complète, et c’est ça, l’Église.

Michel

Nous vous offrons une occasion de faire connaissance avec des membres de l’Eglise souvent discrets mais bien actifs ! Michel est, entre autres, un des piliers de l’équipe de diffusion grâce à qui nous avons les paroles des chants projetées sur écran lors des cultes.

Michel

• Qui es-tu ?

Je m’appelle Michel, j’ai 41 ans, et je vis à Bagneux, avec mon épouse Mikaïa. Je suis fonctionnaire, chargé de gestion administrative dans les Hauts-de-Seine.J’aime le cinéma, la course à pied (même si j’ai beaucoup freiné), faire la cuisine et partager de bons moments en famille et avec les amis. Et la liste serait trop longue de ce que je n’aime pas, alors je vous épargne…

• Pourquoi avoir choisi Le Marais ? 

Je suis arrivé au Marais en 2022 car ma vie devenait parisienne, et j’avais besoin de changer de cap, et surtout… J’avais rencontré Mikaïa à cette époque, tout prenait naturellement sens. Par ailleurs, les paroissiens du Marais ont une réelle capacité d’accueil et de fraternité. Ça m’a touché, ainsi que la diversité de la louange qui existe au sein du temple du Marais, et je suis donc resté.

• En 3 phrases, comment as-tu connu Christ ? 

A l’âge de 16 ans j’ai choisi de donner ma vie à Christ, dans une période de crise adolescente. Je me suis repenti de mes erreurs et ai demandé le secours de Dieu, quand tout semblait se déliter dans ma jeune vie. Je peux témoigner qu’une paix intérieure m’a envahi le lendemain. Né dans une famille chrétienne, je croyais en l’existence de Dieu, et pratiquais la prière, la louange, la lecture de la Bible et allais à l’église le dimanche. Mais à cet instant, j’ai pris la décision de placer ma foi en Christ, de le voir comme le Père qui aime son enfant et le fait grandir dans la foi, avec ses victoires et ses échecs, dans la simplicité.

Aline

Aline a accepté de coordonner le ministère d’hospitalité autour des repas et apéritifs partagés. Une occasion de mieux faire connaissance avec elle !

• Qui es-tu ?

Je m’appelle Aline, je vis à Paris. Je suis Franco-togolaise. 
Je suis une belle créature du Seigneur,  d’humeur joyeuse qui a toujours le sourire. J’aime chanter, danser et faire la cuisine entre autres.

• Pourquoi avoir choisi Le Marais ? 

J’ai choisi Le Marais parce que j’ai été bien accueillie le 1er jour, il y a presque 20 ans. Je me suis sentie à la maison, en famille. Et ça continue !

• En 3 phrases, comment as-tu connu Christ ? 

Je suis née dans une famille chrétienne et depuis toute petite j’ai été entourée par l’amour du Christ. 
Mais ma vraie rencontre s’est faite plus tard quand je suis devenue adulte et que j’ai pris conscience de la vie et de la nature humaine. 
J’ai eu des moments difficiles et Jésus a été là, pas quand je l’attendais, mais quand il l’a jugé bon et nécessaire. J’ai compris que je ne pourrais pas vivre sans lui dans ma vie.

Tout sur les repas et activités partagées