Ça sert à quoi une Assemblée Générale ?!

Ce dimanche matin nos habitudes vont être bousculées… Comme chaque année ! C’est “l’AG”, c’est à dire l’assemblée générale de l’association cultuelle (association dite “loi 1905”, soit la forme juridique réservée aux Églises). Notre culte sera abrégé, et nous enchaînerons ensuite avec l’ordre du jour habituel : rapport moral de la présidente du Conseil Presbytéral de l’Eglise, présentation et vote des comptes de l’année écoulée et du budget, questions et débats. 

L’AG ne sera pas diffusée en ligne, mais vous pourrez tous y assister en restant sur place dans le temple. Ceux qui sont membres de l’association cultuelle ont le droit de voter pour donner leur avis, et ils ont déjà reçu les documents préparatoires à cette AG, ainsi qu’un pouvoir à remplir et à nous renvoyer s’ils ne peuvent pas être là (merci d’y penser… Il est encore temps !). 

L’AG est un temps qui permet d’avoir une vue d’ensemble de la vie de l’Église sur une année donnée, et de la mettre en perspective sur les plans spirituel et aussi concret. C’est un temps où nous tissons ensemble ce qui nous lie au quotidien, dans une écoute partagée, pour incarner ce en quoi nous croyons ici et maintenant. Car il est toujours plus facile de parler que de transformer nos mots en actions, individuellement ou collectivement ! C’est un temps riche d’échanges et d’idées, où nous mesurons ensemble la façon dont Dieu a agi au milieu de nous et où nous nous remettons ensemble à Son service pour discerner où il nous appelle. On peut y poser des questions et y faire des suggestions, ou y découvrir des aspects méconnus. Participer à une AG, ne serait-ce qu’en écoutant, c’est entrer dans une autre dimension de la vie de l’Église, pas toujours visible et pourtant ô combien essentielle : on y découvre l’architecture cachée de toutes ces “pierres vivantes” que nous sommes avec nos voisins de bancs le dimanche et qui ensemble formons le Corps du Christ !

Et je partage avec vous pour terminer un texte du prêtre ouvrier Michel Quoist, qui partage la pensée suivante : 
“Si la note disait : “Ce n’est pas une note qui fait une musique”, il n’y aurait pas de symphonie.
Si le mot disait :  “Ce n’est pas un mot qui peut faire une page”, il n’y aurait pas de livre.
Si la pierre disait : “Ce n’est pas une pierre qui peut monter un mur”, il n’y aurait pas de maison.
Si la goutte d’eau disait : “Ce n’est pas une goutte d’eau qui peut faire une rivière”, il n’y aurait pas d’océan.
Si le grain de blé disait : “Ce n’est pas un grain de blé qui peut ensemencer un champ”, il n’y aurait pas de moisson.
Si l’homme disait : “Ce n’est pas un geste d’amour qui peut sauver l’humanité”, il n’y aurait jamais de justice et de paix, de dignité et de bonheur sur la terre des hommes.
Comme la symphonie a besoin de chaque note, comme le livre a besoin de chaque mot, comme la maison a besoin de chaque pierre, comme l’océan a besoin de chaque goutte d’eau, comme la moisson a besoin de chaque grain de blé, l’humanité toute entière a besoin de TOI là où tu es, UNIQUE et donc irremplaçable.”

Et je poursuivrais en disant : Si le croyant disait : “Ce n’est pas ma foi qui peut changer grand chose”, il n’y aurait pas d’Eglise ! Nous avons tous besoin de Toi parce que tu es unique et donc irremplaçable…

Anne Faisandier