Noël, no hell

Réunion de famille? Fête pour les enfants? Moment de faire des cadeaux? Entre pop, rap, et RnB, la chanson Noël, no hell est à diffuser largement au moment de Noël, pour inviter chacun à réfléchir sur le vrai sens de cette fête.

Photo de la pochette du CD Noël no hell

Si on l’écoute avec attention, on se rend compte la trame de cette chanson évoque une « bataille » entre d’une part un groupe de chanteurs qui évoquent plutôt un Noël de « douceur », et d’autre part un rappeur qui n’est pas vraiment d’accord. Au fur et à mesure, le rappeur va amener les chanteurs à préciser de plus en plus leur message, et à témoigner de ce qui fait la véritable lumière de Noël: c’est Jésus, le « baby de Bethléem »

Retrouvez les ressources pour ce chant: paroles, accords, clip, propositions d’animation avec des jeunes, etc. sur le site internet dédié.

Témoignage d'Akiko G.

à l’occasion de son baptême du 31 octobre 2010

Il y a longtemps, je suis née à Tokyo, bouddhiste par le côté paternel et shintoïste par le côté maternel. Mais comme tant d’autres japonais, pour moi ces religions, n’étaient que des coutumes ancestrales : la vie quotidienne,

A l’âge de 14 ans, par simple curiosité, par recherche d’exotisme, je suis allée à l’église protestante pendant 12 mois. Mais ce n’était pas encore mon “timing” “environ 4h00 de l’après-midi” comme le dit la Bible. (Jean 1:39)

L’esprit de ma famille était très conservateur. Ma mère était une femme typique de son époque : extrêmement soumise, beaucoup trop à mes yeux.
En conséquence, moi, jeune fille timide, je deviens une adolescente rebelle mais obéissante. Voici l’origine de mon caractère ambivalent.

Mon parcours universitaire s’est déroulé en pleine période de guerre du Vietnam. J’obéis alors très facilement aux mouvements étudiants rebelles contre tout !
Je suis même devenue communiste.
Par son dogme, le communisme tue Dieu. J’ai tué mon spiritualisme.

Mon cerveau a été complètement lavé. Pour retrouver ma tête “normale” (si elle l’était auparavant !), j’ai vraiment dû mettre beaucoup beaucoup de temps.
Les unes après les autres, d’horribles nouvelles de massacres, de tortures, de génocides commis au nom de communisme, arrivent à mes oreilles qui étaient fermées. Je n’ai pas cru, ou plutôt je ne voulais pas le croire.

Malgré tous, heureusement avec le temps tout s’en va.

Au cours de longues années passées pour récupérer mon cerveau, mes yeux et mes oreilles commencent à s’ouvrir, et d’autres expériences débutent.
Il y a 25 ans, par chance, je suis revenue à Paris en qualité de détachée de la filiale japonaise d’une société française. Là, mon destin m’attendait. C’est mon mari.

Nous nous somme mariés, et ma vie en rose a commencé.
Si cette vie en rose avait continué, je ne serais sûrement pas ici – avec vous – aujourd’hui.

Malheureusement, mais aussi heureusement, mon véritable chemin vers la lumière – c’est à dire une série de drames cauchemardesques – ont commencé et m’ont jeté dans de terribles ténèbres.

C’était la fin de la bulle économique du Japon. Un groupe de Yakuza (la mafia japonaise) a minutieusement planifié son action pour déposséder ma famille d’un terrain et de ses biens à Tokyo : mon père a été ruiné. Mais ce qui était plus grave encore, cela a été la destruction totale d’une ancienne famille qui était nombreuse. Elle a été déchirée et détruite. On ne s’entend plus. On ne se voit plus.

Depuis, je suis véritablement sans famille au Japon. Pendant des années, j’ai été misanthrope. Pour me sauver, j’ai frappé pratiquement à toutes les portes spirituelles, peut-être sauf à la vraie porte, mais mon timing n’était toujours pas le bon.

Pendant cette période de ténèbres, je remercie mon mari qui m’a soutenue dans une grande sérénité. Mon mari Max est originaire d’un des fiefs protestants en France, le Chambon-sur-Lignon (c’est un petit village connu et honoré par l’état d’Israël – il a reçu la médaille de Juste – pour avoir sauvé plusieurs centaines d’enfants juifs pendant la 2me guerre mondiale).
10 ans après ce drame dans ma famille au Japon, la maison mère de la société où mon mari a travaillé a fait faillite et a été rachetée et les nouveaux actionnaires ont décidé de fermer la société à Paris. Comme Directeur Général de cette filiale, il a tout fait pour la sauver mais en vain. Il a dû licencier une quarantaine d’employés y compris lui-même. D’autres cauchemars commencent alors avec la liquidation de la société, le chômage,,,

Par chance, il a pu racheter une petite entreprise avec un de ses amis.
Cette société a bien démarré en 2006/ 2007, mais hélas en 2008, un terrible Tsunami Economique vient frapper cette toute petite entreprise encore fragile.
Plus de paix, plus de joies. Une grosse masse noire et lourde prend de la place dans mon cœur à nouveau.

“Toutes les tentations que vous avez rencontrées étaient normales pour des hommes et des femmes. Dieux est fidèle, et il ne permettra pas que vous soyez tentés au-dessus de vos forces. Quand vous serez tenté, Dieu vous donnera la force de le supporter et le moyen d’en sortir “(N° 1 corinthines10:13)

Depuis 4ans j’ai assisté de temps en temps au culte en Japonais dans cette église grâce à Junko, pianiste, très fidèle chrétienne. Mais mon côté rebelle refusait de devenir un vrai membre de la famille chrétienne.

“Ils sont heureux, ceux qui ont un cœur de pauvre, parce que le Royaume des cieux est à eux ! (Mathieu 5:3)”
Nos souffrances, nos peurs, nos cœurs de pauvre nous (mon mari et moi) poussent enfin à ouvrir la Bible et nous font commencer à la lire sérieusement et à venir au culte chaque dimanche matin.

“Demandez et on vous donnera. Cherchez, et vous trouverez. Frappez à la porte et on vous ouvrira. (Mathieu 7:7)”
Bien sûr nous connaissions ces paroles très connues, mais nous n’avions jamais vraiment cru. Aujourd’hui, nous savons ce que cela veut dire. Si on frappe à la porte, mais une vraie porte, à ce moment-là elle s’ouvrira, Toutes les solutions arrivent du ciel. C’est la Vérité !

Je comprends maintenant. Dieu est fidèle et ne m’a jamais lâchée depuis l’âge de 14 ans pendant 48 ans. Quelle patience ! Quel amour ! Aujourd’hui je demande Pardon au Seigneur pour mon attitude rebelle finalement contre le Royaume de Dieu et le remercie de tout mon cœur.

A cette occasion je voudrais remercier Junko (il y a même deux Junko) et d’autres amis chrétiens japonais qui m’ont soutenue et guidée jusqu’à aujourd’hui ainsi que Monsieur le Pasteur Park et Mme Park qui m’ont initiée, ils sont tous présents ici aujourd’hui.

Seigneur, je souhaiterais vivement “prendre la vérité comme ceinture, mettre la justice comme cuirasse, prendre comme sandales l’ardeur pour annoncer la Bonne Nouvelle de la paix, prendre le bouclier de la foi, porter le casque du salut et l’épée de la parole de Dieu. “ (Ephésiens 6:14-17) Mon combat continue jusqu’au dernier souffle de ma vie, mais cette fois-ci avec l’Esprit Saint. Seigneur, je te remercie.

A la fin de mon témoignage à l’occasion de mon baptême à Paris, je voudrais vous tenir informés d’une nouvelle. Ma sœur cadette de ma famille déchirée de laquelle je n’ai pas eu de nouvelle depuis longtemps, m’a récemment envoyé un e-mail. Elle a été baptisée dans une église protestante le 26 septembre dernier à Tokyo.

Dieu est vivant !

Alléluia !

Au nom de Jésus, libérer le corps, l’âme, l’esprit – Gilles Boucomont

Lorsque vous avez mal dans votre corps, vous pouvez consulter un médecin. Lorsque votre âme est en souffrance, un psychologue peut vous accompagner. Enfin, lorsque votre esprit ne se porte pas bien, vous pouvez en parler avec un prêtre ou un pasteur. Parfois, le lieu de votre souffrance n’est pas si clair que cela. Quoi qu’il en soit, il est toujours pertinent de vous confier à Jésus.

Image couverture livre Gilles Boucomont

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons laissé les siècles morceler l’humain, l’éparpiller entre les mains de spécialistes, n’intervenant que dans leur domaine respectif. La redécouverte d’une représentation tripartite de l’homme : corps, âme et esprit, offre une vraie bouffée d’air à la pensée et à la foi. En partant de cette analyse, Gilles Boucomont nous livre ici un riche enseignement sur une vie libérée en Christ. Ses conseils, illustrés par de nombreux exemples et cas concrets, rappellent combien Dieu désire nous restaurer. Jésus, lui, recevait de Dieu la capacité de guérir les maladies physiques, psychiques, mais aussi spirituelles, en étant pleinement présent à l’autre. La puissance de Vie qui l’habitait avait une telle portée, qu’elle renversait la mort. Les chrétiens ignorent trop souvent l’autorité qu’ils ont eux aussi en Christ. A la suite de Jésus, et en son nom, ils peuvent faire face aux situations critiques, manifester le Règne de Dieu, et enclencher de puissants processus de libération.

Cet ouvrage, premier d’une série, vise à poser les bases du mandat libérateur du chrétien et à offrir à son lecteur une formation enracinée dans la Bible, avant d’aborder le sujet de la délivrance et du combat spirituel dans un second ouvrage. Il est disponible aux éditions Première Partie.

Au Nom de Jésus

Au Nom de JésusAu Nom de Jésus – Libérer le corps, l’âme et l’esprit
Le livre du pasteur de l’Eglise Réformée du Marais est lancé aujourd’hui par les éditions Première Partie.
Voici quelques extraits de la 4ème de couverture.

Lorsque vous avez mal dans votre corps, vous pouvez consulter un médecin.
Lorsque votre âme est en souffrance, un psychologue peut vous accompagner.
Enfin, lorsque votre esprit ne se porte pas bien, vous pouvez en parler avec un prêtre ou un pasteur.
Parfois, le lieu de votre souffrance n’est pas si clair que cela. Quoi qu’il en soit, il est toujours pertinent de vous confier à Jésus.

Nous avons laissé les siècles morceler l’humain, l’éparpiller entre les mains de spécialistes, n’intervenant que dans leur domaine respectif. La redécouverte d’une représentation tripartite de l’homme : corps, âme et esprit, offre une vraie bouffée d’air à la pensée et à la foi. En partant de cette analyse, Gilles Boucomont nous livre ici un riche enseignement sur une vie libérée en Christ. Ses conseils, illustrés par de nombreux exemples et cas concrets, rappellent combien Dieu désire nous restaurer. Jésus, lui, recevait de Dieu la capacité de guérir les maladies physiques, psychiques, mais aussi spirituelles, en étant pleinement présent à l’autre. La puissance de Vie qui l’habitait avait une telle portée, qu’elle renversait la mort. Les chrétiens ignorent trop souvent l’autorité qu’ils ont eux aussi en Christ. A la suite de Jésus, et en son nom, ils peuvent faire face aux situations critiques, manifester le Règne de Dieu, et enclencher de puissants processus de libération.

Cet ouvrage, premier d’une série, vise à poser les bases du mandat libérateur du chrétien et à offrir à son lecteur une formation enracinée dans la Bible, avant d’aborder le sujet de la délivrance et du combat spirituel dans un second ouvrage.

Lire en PDF le 1er chapitre

L'Ascension, qualité de présence

Prédication de l’Ascension chez les diaconesses de Versailles
Pasteur Gilles Boucomont

Lectures : Actes 1,1-11 – Luc 24,46-53

Prédication
Même quand nous sommes dans des lieux en retrait du monde comme dans cette chapelle, nous sommes toujours à proximité d’une gare où des annonces sont faites ; et le bruit du monde ne peut pas complètement échapper à nos temps liturgiques. Où que nous soyons, désormais, de façon très étrange, même quand nous essayons de nous réfugier dans quelque lieu pour respirer, nous sommes étonnamment en contact avec la totalité du monde vivant, par le biais des téléphones et autres objets électroniques. Nous nous trouvons dans une présence permanente au monde. Aujourd’hui, certaines de nos sœurs du Cameroun peuvent suivre presque en direct ce qui se passe dans leur pays, alors que nous sommes si loin ! Aujourd’hui, nos frères allemands peuvent aussi suivre le détail de ce qui arrive dans leur pays. Qu’elle est étonnante, cette présence permanente du monde, ce monde qui se fait toujours présent à nous. Quand nous sommes en train de partager le repas du soir, la totalité des joies et des peines qui surgissent en Haïti, en Chine, au Guatémala, au Pakistan, dans la banlieue derrière Versailles, devient incroyablement présent à nous. Nous vivons donc dans un temps où nous avons plus besoin de chercher une coupure que de chercher du contact. Nous sommes sur-sollicités, toujours agressés par une présence du monde, et même d’un monde qui nous est totalement lointain, totalement inconnu, un monde, qui, presque, ne nous concerne pas vraiment. Ce monde est là, chez nous, par la radio ou la télévision.
Nous sommes donc dans un monde qui est tout à fait différent de celui du Christ, dans lequel la préoccupation était, au contraire, d’essayer d’être un peu plus présent. Essayer de se rendre présent aux autres, essayer de comprendre quelle pouvait être en particulier la présence de Dieu pour nous. Aujourd’hui, nos contemporains sont plutôt dans une recherche de silence, de calme, désirant que s’arrête enfin le brouhaha terrible de cette présence des 7 milliards d’humains qui nous sont devenus presque immédiats, qui sont comme des voisins de la maison mitoyenne. Nos rapports à ce qui est présent ont donc énormément changé, et quand nous abordons ces textes qui parlent des derniers moments de la présence physique de Jésus sur la terre, nous sommes déformés dans notre capacité à comprendre ce qu’avaient à vivre les disciples. Eux avaient passé toute leur vie à chercher un peu plus de la présence de Dieu. Ils étaient marqués par des passages des prophètes qui rappelaient que dans certains temps, notamment celui du prophète Samuel, il était resté à la mémoire des croyants que la parole de Dieu était rare. La présence de Dieu était réservée au seul lieu du Temple. Il y avait une sorte de sobriété, quelque chose de l’ordre du manque de Dieu. Et c’est à cause de ce manque de Dieu qu’ils avaient désiré suivre Jésus. Ils avaient compris qu’il y avait là dans cet homme quelque chose qui était particulier, et qui rendait Dieu présent. Jésus rendait Dieu presque tangible. Certains n’ont pas hésité à toucher Jésus, pour recevoir une guérison. Jésus était donc devenu la présence de Dieu pour le monde. Aussi, au moment où Jésus annonce qu’il doit partir, c’est l’incompréhension, l’incrédulité… Comment Dieu, ce Dieu qui depuis le commencement du monde a passé tout son temps à se donner, comment ce Dieu qui s’est donné, de génération en génération, malgré le péché, malgré toutes les alliances brisées, comment ce Dieu qui s’offre sans cesse à l’humanité, alors qu’il s’offre, enfin, d’une façon extrêmement tangible, d’une façon qu’on a envie de garder, ce Dieu-là va se dérober ? Il va repartir ? Les disciples avaient déjà fait cette expérience lors de la transfiguration. Dans un geste tout à la fois beau et infantile, ils avaient souhaité construire une tente pour que ces trois figures de la présence de l’Eternel qui étaient apparues là, puissent rester dans leur tente. Mais au moment où le projet de planter cette tente commence à s’étayer, comme par hasard, les trois présents disparaissent. Jésus avait donc mis en place, de la part de Dieu, toute une pédagogie pour s’habituer à ce fait : la façon dont Dieu veut se faire présent à nous n’est pas la même que celle à laquelle nous, nous aspirons.
Jésus, à plusieurs reprises, s’était dérobé à l’attente presque boulimique de la foule de voir des miracles, de pouvoir revoir une nouvelle multiplication des pains, peut-être, s’il le faut — les Juifs ont besoin de miracles et les Grecs ont besoin de sagesse, comme le dira Paul. Jésus avait essayé plusieurs fois de se dérober pour habituer les disciples, habituer le peuple à cette idée qu’il pourrait, un jour, continuer à être présent, mais différemment.
Est-ce que le Père était absent au jour où Jésus a gravi les marches du ciel ?
Est-ce que l’Esprit de Dieu était absent avant Pentecôte ?
Est-ce que Jésus, en tant que Christ, deuxième personne de la trinité, était absent au commencement du monde ?
Est-ce qu’aujourd’hui, bien qu’il soit retourné vers le Père, le Christ est absent ?
Cette présence étonnante, dérangeante, du Père, du Fils et du Saint-Esprit, est là pour nous rappeler que Dieu veut frustrer en nous toutes ces attentes idolâtres de le capturer, dans un lieu saint, dans une image sainte, dans une Ecriture sainte, dans une liturgie sainte, le capturer dans tous ces lieux où notre immense créativité voudrait l’emprisonner… Nous sommes capables d’imaginer différentes tentes, différents temples, différents temps, dans lesquels nous arriverions peut-être, c’est notre espoir, à retenir Jésus, à retenir le Père, à retenir l’Esprit-Saint, de force, parce que c’est en fait ce que nous voulons. Mais cette aspiration, en réalité, s’incarne dans ce que les contemporains de Jésus ou de Paul auraient appelé une attitude charnelle. La façon dont nous voulons retenir Dieu, c’est la même façon dont nous avons voulu retenir le sein maternel, à l’époque, cette façon dont nous avons compris que, par une crise de larme, nous pourrions trouver de l’amour, de la pitié, dans cette mère qui s’éloignait de nous. Et toutes ces frustrations face au refus de l’absence, face au refus de la toute-présence de notre mère, de notre père, de différentes figures qui étaient des bénédictions pour nous. Toutes ces frustrations nous ont fait croire qu’être dans la présence de l’autre, c’est toujours être là à le toucher, le sentir, le voir. Nous voulons toujours être dans une présence où les sens sont mobilisés : nos yeux, notre nez, nos oreilles, nos doigts… Et finalement, ce manque et ces frustrations qui sont en nous depuis si longtemps, nous les avons gardées, et au lieu d’aborder Dieu avec notre esprit, nous l’abordons avec notre nature charnelle. Nous voulons le toucher, le tenir, le garder, nous voulons mettre la main sur lui, nous voulons l’entendre, mais avec notre oreille, nous voulons le voir, mais seulement avec nos yeux, nous voulons le sentir, parce que notre cœur se mettrait à battre plus fort. Mais tout cela correspond à notre nature charnelle.
Dieu veut nous apprendre à le saisir en esprit. C’est pour cela que Dieu se dérobe à nos yeux, à nos oreilles, qu’il se dérobe à nos mains et à toutes les velléités que nous avons de le garder dans des temples, des lieux saints, des objets cultuels, dans lesquels nous croyons qu’il sera obligé de venir, contraint, soumis, à venir parce que nous aurons fait ce qu’il faut. Mais tout cela est vain. C’est notre aspiration la plus animale, la plus psychique, la plus vaine. Car Dieu veut se donner à nous. Il ne veut pas que nous le prenions, que nous le gardions. Il ne veut pas que nous le saisissions, il veut se donner à nous. De la même façon qu’il s’est donné comme Père pour le peuple d’Israël, de la même façon qu’il s’est donné comme Christ pour le peuple Juif, en Jésus, de la même façon qu’il s’est donné à toutes les nations comme Esprit-Saint, le Seigneur, l’Eternel, Père, Fils et Saint-Esprit, veut continuer à se donner à nous en esprit, pour que, définitivement, nous arrêtions de vouloir nous saisir de lui pour le capturer comme si nous pouvions mettre Dieu dans quelque prison que ce soit.
Finalement, Dieu nous appelle à une conversion profonde, au jour de l’Ascension. Cette conversion c’est de nous rappeler qu’il y a une façon d’être aux autres, et notamment d’être à ce grand autre qu’est Dieu, qui permet une qualité de présence. Et la qualité de présence que Dieu nous offre, c’est un modèle dont nous pouvons gratifier les autres aussi. Être présent aux autres ne veut pas dire forcément les serrer dans nos bras. C’est vrai pour un temps. Il y a un temps pour étreindre et un temps pour être au loin. Être présent aux autres, ce n’est pas forcément les voir physiquement, ni même les voir au travers d’un écran. Être présent aux autres, c’est être présent spirituellement, dans une vigilance ; avec notre corps, avec notre âme, mais aussi et surtout, parce que nous avons été spiritualisés par le Christ, être présent à eux spirituellement. Celles qui prient ici aujourd’hui, en étant loin de beaucoup de ceux qui leur sont chers, savent qu’on peut être présent aux autres dans la prière.
Au jour de l’Ascension, le Seigneur nous apprend à convertir notre conception de la présence dans une sorte d’imitation de Jésus-Christ, en découvrant d’autres formes de présence beaucoup plus affinées. Mais bizarrement, il ne se contente pas de nous apprendre ce que lui considère être la juste qualité de présence. Le Seigneur veut nous apprendre quelque chose qui nous est complètement incroyable, qui nous est impossible à penser : au-delà de la qualité de présence, c’est la qualité d’absence. Car au jour présent, quand nous pensons pouvoir être présents à tous, par internet notamment, quand certains caressent des rêves d’ubiquité, quand nous sommes dans ces rêves-là d’une présence intégrale, Jésus-Christ nous dit : « Il y a une façon de se retirer qui est porteuse de vie. Il y a une façon de ne pas être là qui donne à vivre. Il y a une façon de s’absenter qui permet à l’autre d’advenir à la Vie véritable. » Alors, dans le creux dans lequel nous nous trouvons du fait du calendrier liturgique, entre l’Ascension et la Pentecôte, laissons-nous convertir par le Seigneur, non pas pour nous préoccuper toujours de la qualité de nos relations, de la qualité de notre présence, de la qualité de notre façon d’être souriants, bienveillants. Profitons de ce temps en creux, pour apprendre, non pas dans notre intelligence ni dans notre sensibilité, mais vraiment dans notre esprit, ce que veut dire se mettre en retrait. Entre l’Ascension et Pentecôte, mais peut-être même après Pentecôte, malgré l’effusion de l’Esprit, le Seigneur nous offre une qualité d’absence qui nous permet de souffler, de respirer l’air du Royaume, de l’inspirer et de le réexpirer. Ce temps est ouvert. Ne le prenons pas comme un temps triste, tels les disciples qui fixent le ciel en pensant que c’est fini. Prenons ce temps comme, au contraire, un temps de bénédiction : oui, maintenant, ça commence, ça recommence. C’est la vie de Dieu qui se déploie, toujours un petit peu plus. C’est la vie du Ressuscité qui devient de plus en plus vivante. C’est la vie du Ressuscité qui s’étend, non pas seulement sur le seul peuple Juif, mais qui va au-delà des nations, en Galilée, à Jérusalem, bien plus loin… C’est la vie du Vivant qui est en nous qui se déploie. Que le Seigneur nous donne de vivre ce qu’il nous a donné d’entendre.
Amen.

Les miniglises – origine et développement

Inspirées par les écclésioles – ces petits groupes de confessants à Strasbourg créés par le réformateur Martin Bucer au XVIème siècle  – les miniglises ont pour vocation de compléter la formation des paroissiens désireux d’aller plus loin dans leur foi. Dans son versant pastoral, le ministère des responsables de miniglises est aussi inspiré par diverses initiatives de ces 20 dernières années, qui ont vu l’émergence de groupes de maison et de cellules de prière.

L’aventure des miniglises a commencé avec la création de trois miniglises  en janvier 2010, pour les besoins pastoraux de la communauté grandissante de l’Eglise Réformée du Marais.

Les miniglises se sont depuis multipliées et développées à la fois intra-muros et en proche banlieue. Certaines miniglises sont collaboratives, c’est-à-dire que le Temple du Marais collabore avec d’autres paroisses de l’EPUF pour co-développer des groupes : Eglise des Billettes, de la Résurrection, de SaintPaul, Chapelle des Diaconesses de Reuilly…

Expo Noël

Bandeau de 7 cartes à message

Par des mises en scène modernes et percutantes de thèmes traditionnels (Cadeaux, Crèches, Familles, Lumières, Pères Noël, Repas et Sapins), cette exposition redit que Noël a encore plus de sens quand on retrouve sa racine: l’événement de la naissance de Jésus à Bethléem il y a 2000 ans.

L’exposition est composée de sept affiches de 50 x 70 , plus des cartes de vœux à offrir. Chaque affiche est composée d’une photo, d’une affirmation forte et d’une question existentielle, qui prolongent la réflexion en invitant à une découverte du message de la naissance de Jésus. Elle est conçue en lien avec un site internet, dont l’adresse figure sur les affiches, et peut être proposée en lien avec le CD Gloria ou avec la chanson « Noël, No Hell ».

Vous pourrez en savoir plus en cliquant ici.